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Section de l'Essonne

JEAN-FRANCIS AUBURTIN,
1866-1930
PEINTRE DE LA MER
Officier de la Légion d'Honneur
Par Xavier LIFFRAN
Chevalier de la Légion d'Honneur
Et l'association des Amis et Descendants de Jean-Francis AUBURTIN
Issu d'une famille lorraine, Jean-Francis Auburtin est né le 2 décembre 1866 à Paris. Dès ses plus jeunes années, il montre des prédispositions pour la peinture et l'étude de la nature. A dix-huit ans, entre à l'école des Beaux-Arts à Paris où il reçoit l'enseignement académique des peintres Jules Lefebvre et Benjamin Constant.
Dès 1892, il se fait connaître du public en exposant au Salon des artistes français une toile intitulée L'Enfant Prodigue. La même année, il se marie avec Marthe Deloye, fille du général Deloye. Auburtin entame une carrière de décorateur essentiellement pour les bâtiments publics, qui ne prendra fin qu'en 1924. En 1895, il réalise la décoration d'un plafond pour la salle à manger du recteur à la Sorbonne. Encouragé par Puvis de Chavannes, Auburtin est chargé de l'escalier du Muséum d'Histoire Naturelle à Marseille. Ce n'est qu'en 1898 qu'il termine cette commande en présentant sa Pêche au gangui dans le golfe de Marseille qui connaît un vif succès au Salon de 1899. En 1908, il obtint la commande pour le grand amphithéâtre de la faculté de droit et de lettres de Lyon. Auburtin appartient désormais au circuit de la commande officielle institué par la troisième République. Ses oeuvres sont parfois de grand format, comme Orphée (1906, Paris, musée d'Orsay) ou Chants sur l'eau (1912, Paris, musée du Petit Palais).
A partir de 1895, ce sont les îles du Levant et tout particulièrement l'Ile de Porquerolles qui sont devenues le terrain d'élection du peintre. Celle-ci lui fournit le thème de nombreuses séries d'aquarelles et de gouaches. La Bretagne va devenir également une des régions d'inspiration du peintre. Dès 1895, il découvre Belle-Ile où il reviendra à sept reprises. En 1897, en compagnie de sa femme et de ses beaux-parents. Ce voyage itinérant en Bretagne aura donné lieu à une grande activité artistique.
En Normandie également, à Etretat, dès 1898, et en 1904 à Varengeville, Auburtin va arpenter les hautes falaises à la recherche de motifs inédits. Les falaises d'Etretat, de Varengeville, Pourville et Dieppe vont offrir ce qu'Auburtin affectionne tout particulièrement - la rencontre de l'eau et de la terre, l'affrontement de la paroi rocheuse verticale et de la vaste étendue marine, la permanence robuste des hautes falaises, balayées par le ballet continu des nuages. Le 15 janvier 1907, Auburtin et sa femme s'installent à Varengeville.
Le peintre expose aussi à l'étranger, à Munich en 1914, aux Etats-Unis, à San Francisco et à Buffalo en 1915 et à Chicago en 1919. En juillet 1914, il reçoit une de ses dernières grandes commandes officielles, pour le Conseil d'Etat à Paris où il réalise le décor de la salle des colonnes qu'il terminera qu'en 1924.
Bien que retiré à Varengeville, il continue à exposer de manière régulière à la société nationale des Beaux-Arts jusqu'en 1929. Ces grandes décorations qui constituent la partie officielle de son art ne l'empêchèrent pas de mener une carrière de paysagiste où la mer est omniprésente. On y trouvera divers styles, à la croisée desquels le peintre s'est affirmé en son temps : Impressionisme, Japonisme ou Nabisme. Il pratiqua la peinture de chevalet à l'huile, mais également en virtuose l'aquarelle, le pastel ou la gouache.
Il s'éteint à Dieppe, le 22 mai 1930. Il est enterré dans le petit cimetière marin du village de Varengeville.


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